Le nouvel eldorado de l’habitat
Les chantiers des deux villes nouvelles, Tamansourt et Tamesna, avancent bien. Une année après le lancement du premier, 120.000 demandes ont été déposées pour l’acquisition des 58.000 logements prévus. Ces derniers seront livrés à partir de juillet 2006. Quant à Tamesna, le tiers des équipements de base a été effectué. Deux appels à manifestation pour la construction de villas et de logements sociaux ont été lancés. La construction démarrera en janvier 2006 et les premières livraisons auront lieu en octobre.
Cela fait une année que le chantier de la première véritable ville nouvelle du Maroc a été lancé. Le 21 décembre 2004, le projet Tamansourt, nouvelle ville à voir le jour à une dizaine de kilomètres de Marrakech, a été lancé par SM le Roi Mohammed VI. Quelques mois plus tard, c’est autour de la capitale du Royaume de se voir doter d’une nouvelle ville ayant pour nom Tamesna.
Des projets qui ont eu dès leur lancement un franc succès. « La réussite inattendue de Tamansourt nous encourage dans notre stratégie de création de villes nouvelles et de villes satellites », souligne Taoufiq Hejira, ministre chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme. A commencer par Tamansourt qui semble être touchée par la dynamique d’habitat et d’immobilier qui touche la ville de Marrakech.
Ainsi, 120.000 demandes ont été déposées pour l’acquisition des 58.000 logements prévus. Ces derniers seront directement construits par l’Etablissement régional d’aménagement et de construction (ERAC-Tensift) ou par des opérateurs privés dans le cadre de conventions de partenariat prévues. A titre d’exemple, un lot de 700 villas économiques qui s’est écoulé très vite. Proposées à des prix avoisinant les 500.000 DH, ces villas économiques, destinées à la classe moyenne, ont connu un grand succès.
D’autres lots concernant des logements économiques et sociaux ont également attiré beaucoup de demandes. «Comme l’offre disponible ne pouvait en aucun cas satisfaire toutes les demandes, nous avons opté pour des critères de choix très stricts. L’acquéreur ne doit d’abord pas être propriétaire, ni attributaire d’un autre projet de l’ERAC et doit être marié », explique Khatib Lahbil, directeur de l’ERAC-Tensift.
Et d’ajouter qu’un grand travail a été effectué quant à la réalisation des études et l’assainissement du foncier. «Le titre des 1200 ha sur lesquels la nouvelle ville sera érigée est disponible», précise M. Lahbil. A ce rythme, les premières constructions seront livrées à partir de juillet 2006. « Les livraisons s’effectueront au fur et à mesure de la mise en place des infrastructures de base», précise le responsable de l’établissement régional.
A signaler dans ce sens l’élargissement de la route nationale n° 7 reliant l’emplacement de la nouvelle ville à Marrakech et qui a été doublé sur près de 7km à ce jour. C’est que l’enjeu est très grand. Il s’agit en effet d’un énorme chantier qui équivaut à six fois Sala Al Jadida, une fois la ville de Nador ou encore les villes d’El Jadida et Azemmour réunies pour un investissement global de 10 milliards DH.
A ce titre, Tamansourt pourra contenir près de 200.000 habitants. Quant à Tamesna, le tiers des équipements de base a été effectué. « Le programme prévisionnel est respecté, tant pour ce qui est des travaux hors-site qu’in-site», explique Najib Benyahya, directeur d’Al Omrane-tamesna, entité spécialement créée pour la supervision de ce méga-chantier qui sera étalé sur une superficie.
70 hectares seront réservés à la mise en place de services publics structurés, 120 autres hectares pour des services de moyenne dimension alors que 78 hectares abriteront des activités économiques génératrices d’emplois. Depuis son lancement en juin 2005, près du tiers des équipements de base, voiries, assainissement, eau et électricité, a déjà été effectué. Pour ce qui est des constructions, deux appels à manifestation pour la construction de villas et de logements sociaux ont été lancés.
Le dernier a pour délai le 14 décembre et concerne la réalisation d’habitat social et intermédiaire. La construction démarrera en janvier 2006 et les premières livraisons auront lieu en octobre 2006. « Il s’agit d’une grande opportunité pour la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër», précise M. Benyahya.
Après ces deux villes, le programme du ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme prévoit la création d’autres. «L’année 2006 connaîtra probablement le lancement des travaux d’une ville nouvelle près de Casablanca, une autre à Agadir et une troisième entre Tanger et Tétouan», conclut le ministre.
Fadoua GHANNAM
Aujour’hui le maroc
tamansourt : tamensort, tamnsort, tamnsourt, tamensourt, tamansort
tamesena : tamsna, tamasena, tamasna
Tamansourt: 3,5 milliards de DH d’investissements privés
Trois grands promoteurs engagés dans la ville satellite de la région de Marrakech
Pour la 1re fois, un procédé de construction rapide sera utilisé
Tout va pour le mieux pour la nouvelle ville satellite de Tamansourt, à une dizaine de kilomètres de Marrakech. S’étendant sur 1.200 hectares, le site est destiné à devenir une ville intégrée.
Les travaux d’aménagement ont été lancés, il y a un an environ, et ils avancent rapidement. Selon les responsables de l’Erac Tensift-Al Haouz, chef de file du projet de la nouvelle ville, de gigantesques étapes ont été franchies. «Elles auraient demandé plus de temps sans l’engagement de tous les partenaires et en premier lieu, les lotisseurs privés».
Il faut dire que la demande existe. Pour preuve, trois conventions de partenariat pour des projets privés de lotissements dans cette ville, viennent d’être signées. Il s’agit entre autres de Dar Saada, un projet d’Abdelali Berrada qui a à son actif des projets de logements touristiques dans la Palmeraie de Marrakech et aussi des projets sociaux. A Tamansourt, il prévoit la création de 2.500 unités sur une superficie de près de 21 hectares pour un investissement de 500 millions de DH. La construction de 2.322 logements sur une superficie de 19,7 hectares est aussi prévue sur l’îlot Soukaïna par le promoteur immobilier El Cohen.
Le troisième est le plus gros investissement privé et il concerne près de 13.000 unités pour un montant de 2,5 milliards de DH. C’est le groupe Jamaï, en partenariat avec une société espagnole, Edi Consa, qui se charge de ce programme. L’espagnol détient un procédé de construction rapide avec des panneaux préfabriqués sur place. Le groupe s’est engagé, sur un délai de 60 mois, pour la construction des 13.000 logements. «Il aura un bonus (réduction au niveau des prix d’acquisition des terrains) si le délai est raccourci», indique Abdelaziz Ouenzar, chef du département juridique à l’Erac-Tensift.
Au total, la nouvelle ville de Tamansourt prévoit 40.000 logements pour quelque 200.000 habitants, dont plus de la moitié dans le social. C’est un projet dont les coûts dépassent les 10 milliards de DH. Son objectif est de décompresser la cité ocre. Autre avantage, une offre diversifiée et à des prix inférieurs à ceux pratiqués à Marrakech.
D’ailleurs, dès le départ, autorités locales, ministère de l’Habitat et l’Erac-Tensift avaient annoncé la couleur: «Pour la réalisation du projet, privé et public devront travailler main dans la main, afin de construire les 1.200 hectares de la superficie générale, avec des lots, des appartements et surtout un foncier accessible aux futurs investisseurs». Ainsi, dix îlots privés ont été réservés aux promoteurs privés. Pour l’heure, seuls trois promoteurs se sont présentés. «La porte reste ouverte», a indiqué le Premier ministre Driss Jettou, lors de la signature des conventions de partenariats.
Engagement
Tel que c’est défini dans le cahier des charges, Tamansourt sera dotée d’un maximum d’infrastructures (écoles, dispensaires, mosquées, maisons de jeunes, terrains de sport…) et de zones d’activité. En clair, ce sera une ville où il y a du logement, du travail et des loisirs.
« Elle ne sera jamais une ville dortoir», promet-on auprès des autorités locales, du ministère et de l’agence urbaine.
Ce qui veut aussi dire qu’un projet comme Tamansourt n’a pas besoin uniquement de promoteurs, mais aussi de professionnels de l’enseignement, de la santé. Bref, l’engagement des autres départements administratifs est donc sollicité.
Badra BERRISSOULE
L’economiste
One Response to “Tamensourt et Tamesna”
By el batochy mohamed on jan 29, 2008 | Reply
slt j veux juste savoir si le demande de monsieur el batochy mohammed et madame el ouafi mahjouba est admi. svp contactez nous sur le num 077852543 ou 028995000. parceque nous avons perdu notre ancien num 069029846. merci bien de nous repondre car c est tres important pour nous.vous pouvez aussi nous contacter sur wama189@hotmail.com ou ns envoyez la reponce a l addresse rue 28 fevrier immeuble 98 appt 9.hay l hassani.laaayoune sahara