Elle a beau rouler, foncer à vive allure, emprunter des routes ou des autoroutes, le fisc l’attrape toujours. Oui le fisc ne lâcha pas l’automobile. A croire que le fric dont se gave le fisc lui tient lieu d’un sacré moteur aussi vrombissant et pétaradant que celui de l’automobile. Entre la caisse publique et les caisses qui circulent, il existe une liaison étroite. Une sorte de pacte de mobilité dans l’intimité, voire l’in intimité. L’une guettant constamment l’autre et l’autre l’approvisionnant à tout bout de champs. Revue de détails.
il y a d’abord et toujours cette fameuse TVA qu’il faudra honorer en bon automobiliste citoyen qui se respecte et ce lors de l’acquisition d’un véhicule, de sa mise en circulation, de sa réparation même, ou lors de l’obtention du permis de conduire, de la carte grise, de la vignette, ou encore lors du règlement d’une batterie de taxes dites pétrolières, d’autres sur les assurances…
Puis il y a ce montant de 100 DH qu’il faudra immanquablement payer à l’État par tout nouveau conducteur qui demande à obtenir son permis de conduire.
Ensuite lors de l’achat d’une voiture, il faudra s’acquitter de la redevance afférente à la carte grise. Son montant est déterminé en fonction de la puissance du moteur du véhicule acquis. Plus la puissance du moteur est élevée, plus grand sera le montant à payer. Si aucune distinction n’est faite entre
Les moteurs à essence et ceux à diesel pour fixer la taxe de la carte grise, l’âge du véhicule acquis est par contre pris en considération. Pour les véhicules dont l’âge n’excède pas 5 ans, le montant à payer varie entre 500 DH et 4.000 DH. Pour les autres véhicules, la taxe oscille entre 250 et 2.000 DH.
Charge inéluctablement obligatoire, la taxe afférente à la carte grise n’est cependant payable qu’une seule fois, en l’occurrence lors de l’achat du véhicule.
Changeons de cap par la suite et allons du côté de chez les pompistes pour voir s’il y a d’autres paiements à régler en qualité d’automobilistes qui souhaitent s’approvisionner en carburant. En effet, il faut savoir que le prix d’un litre d’essence est composé de 54 % de taxes ! Sur un montant de 300 DH de carburant que l’automobiliste va verser pour remplir le réservoir de son véhicule, il faut savoir que seulement 137 dirhams vont servir réellement à payer l’essence. Le reste de la somme étant destiné à régler des taxes pétrolières !
D’autre part, il y a une autre taxe, spéciale celle-là, annuelle surtout, communément appelée «Vignette» et à laquelle est soumis le propriétaire d’une voiture. Cette taxe, qui existe déjà depuis 1957, est payable au mois de janvier de chaque année d’imposition et est variable selon le nombre de chevaux vapeur de la voiture. Pour les véhicules à essence, la taxe varie entre 350 DH et 3.200 DH. Pour les moteurs à diesel, le chiffre varie entre 700 et 8.000 DH.
Par ailleurs, lorsque l’automobiliste prend l’autoroute, il n’est pas encore à bout de sa peine.. fiscale. Une TVA de 7 % s’applique constamment aux tarifs qu’il a à payer auprès d’un poste de péage relevant du prestataire de service qu’est la société ADM (Autoroute Du Maroc).
Enfin, un véhicule n’étant pas une monture qui roule sans arrêt, il a droit au stationnement. De plus en plus de parcmètres sont installés dans les centres urbains et l’automobiliste se voit invité ces jours-ci à y verser des piécettes pour pouvoir garer sa monture. Du coup, le fisc s’y intéresse lui aussi, histoire de veiller au grain.
Taxe sur les véhicules automobiles (Vignette)
| CATÉGORIE DE VÉHICULE | Inférieure à 8 CV | de 8 CV à 10 CV inclus | de 11 CV à 14 CV inclus | de 15 CV à 19 CV inclus | supérieure à 19 CV |
| VÉHICULE À ESSENCE | 350 DH | 650 DH | 1.500 DH | 2.200 DH | 3.200 DH |
| VÉHICULE À MOTEUR DIESEL | 700 DH | 1.500 DH | 4.000 DH | 6.000 DH | 8.000 DH |
