Activité morose pour le PVC au premier semestre 2009. Cette conjoncture a impacté les indicateurs financiers de la SNEP qui se sont inscrits en baisse, comme en attestent les résultats semestriels. En effet, le prix du PVC a fait que le chiffre d’affaires de la filiale pétrochimique de Ynna Holding s’est déprécié de 25,5% à 374.6 millions de DH à fin juin 2009. La hausse de 18% du coût de l’électricité plombe l’excédent brut d’exploitation qui chute de 37,2% à 52,2 millions de DH, ramenant la marge brute à 13,9%, en contraction de 2,6 points. Parallèlement, le résultat d’exploitation baisse de 46,1% de 46,1% à 31,2 millions de DH à cause des dotations aux amortissements. Par conséquent, la marge opérationnelle se contracte de 3,2 points pour s’établir à 8,3%. La capacité bénéficiaire semestrielle se replie de 66,1% à 31 millions de DH, correspondant à une marge nette de 8,5% contre 18,7% une année auparavant. Retraité de l’impact de la plus-value exceptionnelle, la baisse du résultat net se limiterait à 37%, ligne avec l’évolution de l’EBITDA. Concernant les perspectives de la SNEP la société renforce sa compétitivité en attendant les résultats de l’enquête du ministère du Commerce extérieur visant application de mesures de sauvegarde l’encontre des importations de PVC. Par ailleurs, le management de la société affirme le maintien de son projet de doublement des capacités de production pour lequel une commande de matériels pour un montant de 150 millions de DH a été passée. Par ailleurs, et au regard de l’évolution favorable des cours spot des matières plastiques en ligne avec le renchérissement des prix de l’éthylène, SNEP anticipe une amélioration de ses principaux agrégats au second semestre 2009.
Le Soir Eco
